Avant l’entrée des enfants, il faut regarder la salle. Où sera placé le premier rang ? Ceux installés au fond verront-ils correctement ? Une scène est-elle disponible ou faut-il travailler directement au niveau du public ? Ces questions paraissent simples, mais elles changent réellement la manière d’installer le spectacle. Melkior Patrick travaille avec le jeune public de 3 à 12 ans et possède plus de 35 ans d’expérience dans cet univers.
Les colombes, les lapins, le caniche, les accessoires et la sonorisation doivent être prêts avant l’arrivée du public. Ensuite la salle se remplit et tout change. Les enfants parlent, regardent les objets et cherchent déjà ce qui va arriver. Certains sont très calmes. D’autres beaucoup moins. Et quelquefois les premières réactions commencent avant même le premier effet.

Un enfant de maternelle a surtout besoin de comprendre rapidement la situation. Un objet disparait. Une colombe arrive. Quelque chose refuse de fonctionner et l’artiste semble ne pas comprendre pourquoi. Le plus petit suit d’abord l’histoire, les couleurs et ce qui bouge. Avec les plus grands, une autre réaction apparait souvent. Ils regardent davantage les mains et commencent à chercher le secret.
Dans une même salle, il faut donc conserver deux niveaux de lecture. Le petit doit pouvoir suivre sans se perdre et le plus grand ne doit pas comprendre immédiatement où regarder. C’est aussi pour cette raison que les numéros alternent effets visuels, humour et participation. Pas question de présenter plusieurs minutes de manipulation uniquement pour montrer qu’elle est difficile.
Le secteur roannais possède des configurations très différentes. Une école à Riorges peut disposer d’une salle assez profonde alors qu’une association à Mably ou au Coteau recevra les enfants dans un espace plus réduit. Quelquefois une scène est disponible. Ailleurs il faut simplement conserver suffisamment de recul devant le premier rang. Le département s’organise également autour d’autres secteurs, notamment Saint-Étienne.
Le matériel est donc installé en fonction du lieu et non suivant un plan totalement figé. Les spectacles de magie pour enfants dans la Loire disposent d’une sonorisation autonome avec deux enceintes et du matériel transporté spécialement pour la prestation. L’organisateur n’a pas à chercher au dernier moment de quoi diffuser le son.
Un accessoire peut être parfaitement visible à trois mètres et devenir beaucoup moins lisible au fond d’une salle. Il faut y penser avant de commencer. Ce qui fonctionne dans un petit espace n’est donc pas automatiquement conservé de la même manière lorsqu’il existe beaucoup plus de recul.
Le principe reste simple : les enfants doivent voir ce qui est important. Un effet compris uniquement par les trois premiers rangs perd rapidement son intérêt. C’est une chose que l’on remarque surtout avec les représentations. Dans une salle vide, tout parait visible. Une fois le public installé, ce n’est déjà plus la même chose.
Il arrive qu’un effet soit à peine terminé qu’un enfant annonce déjà : « Moi, je sais comment tu as fait ! » Les plus grands aiment particulièrement chercher. Ils observent un accessoire, surveillent une main et attendent quelquefois le moment où leur théorie sera confirmée.
Il n’est pas nécessaire de transformer la représentation en débat. Le tour suivant arrive. L’enfant continue à observer et découvre parfois que son explication ne fonctionne plus du tout. Cette petite enquête fait également partie du spectacle. Elle montre surtout que le jeune public ne regarde pas passivement.
Quelques jeunes spectateurs peuvent venir sur scène, mais les autres doivent continuer à exister. Toute la salle peut lancer des couleurs, répondre, dire « abracadabra » ou faire de grands gestes. Le volontaire se trouve alors au centre du numéro sans que les autres deviennent simplement des spectateurs silencieux.
Avec les enfants, la réaction collective peut même devenir plus forte que la participation d’une seule personne. Lorsqu’ils pensent tous avoir vu quelque chose que l’artiste n’a pas remarqué, la salle entière veut l’avertir. Ce moment parait très spontané. Pourtant il faut aussi savoir reprendre le fil lorsque tout le monde parle en même temps.
Un jeune spectateur peut répondre avant la fin de la question. Il peut aussi raconter quelque chose qui n’a presque aucun rapport avec le numéro. Cela arrive. Arrêter complètement la représentation pour chaque intervention rendrait rapidement le spectacle interminable.
Il faut quelquefois répondre en quelques mots, laisser passer le rire et reprendre. Une réaction imprévue peut même améliorer un passage. C’est l’une des différences entre une répétition et une vraie salle : les accessoires suivent généralement ce qui a été préparé. Les enfants, eux, n’ont pas lu le scénario.
Melkior peut se déplacer autour de Roanne, notamment vers Riorges, Mably, Le Coteau, Renaison ou Charlieu. Le lieu change mais les accessoires et la sonorisation suivent. Il faut à chaque fois regarder la salle avant de décider précisément où installer le fond de scène et comment disposer le matériel.
Une fois cette préparation terminée, les animaux sont prêts et le public peut entrer. C’est seulement à ce moment que toute l’installation technique doit presque disparaitre aux yeux des enfants. Ils ne sont pas venus regarder deux enceintes ou des caisses. Ils attendent que quelque chose arrive.
Un spectacle complet ne s’installe pas dans n’importe quel salon en poussant simplement une table contre le mur. Les anniversaires à domicile ne sont donc possibles que lorsqu’un espace suffisamment vaste et calme est disponible, par exemple un grand garage ou une salle dédiée.
Le matériel prend de la place et demande une vraie installation. Cette contrainte est préférable à une prestation serrée entre les meubles avec des enfants trop proches des accessoires. Il vaut quelquefois mieux disposer d’une salle simple mais adaptée que d’un intérieur plus joli où personne ne voit correctement.
Melkior est spécialisé dans les spectacles destinés aux enfants. Les prestations de close-up pour adultes lors de mariages, cocktails ou soirées d’entreprise ne font pas partie de son activité. Ce choix permet également de savoir clairement quel public est visé.
Un spectacle pour enfants ne consiste pas à prendre une prestation d’adultes et à remplacer quelques cartes par des objets colorés. Le rythme, les histoires, la participation et la durée d’attention ne fonctionnent pas de la même manière. Les réactions non plus.
Lorsqu’une colombe apparait, il n’est généralement pas nécessaire de demander aux enfants de regarder. L’attention revient toute seule. Le lapin ou le caniche provoquent également une réaction différente d’un simple accessoire. Le jeune public ne les considère pas comme un objet de plus dans le numéro.
Cette présence demande en revanche une préparation supplémentaire avant le spectacle. Tout doit être installé avant l’arrivée des enfants. Une apparition qui parait très naturelle pendant quelques secondes repose donc sur beaucoup de choses faites auparavant et que le public ne voit pas.
Plus la salle est importante, plus il faut laisser le temps aux réactions de circuler. Un rire du premier rang n’est pas reçu exactement comme celui d’une salle entière. La voix, la musique et les déplacements doivent également rester suffisamment lisibles pour ceux qui sont plus éloignés.
Dans un espace plus petit, l’échange devient immédiatement plus proche. Les enfants répondent à quelques mètres de l’artiste et la moindre remarque est entendue. Ce n’est ni mieux ni moins bien. C’est simplement différent, et le spectacle doit garder assez de souplesse pour fonctionner dans les deux cas.
Un numéro difficile peut demander beaucoup de travail et être applaudi normalement. Quelques minutes plus tard, l’artiste cherche un objet qui est pourtant juste derrière lui et tous les enfants éclatent de rire. Techniquement, le deuxième moment était peut-être beaucoup plus simple. Pourtant c’est lui qui fait réagir le plus.
La scène rappelle régulièrement ce genre de chose. Le public ne connait pas le nombre d’heures nécessaires pour préparer une manipulation. Il reçoit seulement le résultat. Avec les enfants, une situation claire et drôle peut donc avoir davantage de force qu’une prouesse qu’ils ne peuvent pas réellement mesurer.
Préparer un numéro est indispensable, mais le premier passage devant un vrai public apporte encore d’autres informations. Une phrase coupe peut-être un rire. Un passage dure un peu trop longtemps. Une situation que l’on croyait très claire demande finalement quelques secondes supplémentaires.
C’est ensuite que les ajustements commencent. On raccourcit quelquefois. On change un enchainement. On conserve une réaction qui n’avait pas été prévue parce qu’elle fonctionne bien. L’expérience n’empêche pas le spectacle d’évoluer. Au contraire, elle permet surtout de remarquer ce qui mérite d’être changé.
Roanne occupe une position différente du bassin stéphanois. Les déplacements peuvent conduire vers Renaison, Charlieu et les communes plus au nord. A mesure que l’on remonte, on se rapproche progressivement du Brionnais et de la Saône-et-Loire. Les kilomètres changent, les salles aussi.
Une représentation peut ainsi avoir lieu dans une école du secteur puis dans une salle communale quelques jours plus tard. Il faut alors recommencer l’installation. Les accessoires ressortent, la sonorisation est remise en place et les animaux sont préparés avant l’arrivée du public. Pour les enfants qui entrent ensuite dans la salle, toute cette partie reste invisible.
Au début d’une activité artistique, une grande partie de l’attention reste naturellement dirigée vers ce que l’on doit faire soi-même : le matériel, le texte, l’ordre des numéros. Avec les représentations, certains gestes deviennent habituels et il devient plus facile de regarder ce qui se passe devant.
Melkior Patrick travaille depuis plus de 35 ans avec le jeune public. Un enfant de maternelle qui commence à regarder son voisin ne réagit pas comme un CM2 qui fixe les mains parce qu’il pense avoir compris le tour. Ce sont de petites différences. Mais mises bout à bout, elles changent la manière de conduire une représentation.
L’artiste intervient également comme magicien à Saint-Chamond, ainsi qu’à Firminy et Montbrison. Ces différentes villes permettent de couvrir plusieurs secteurs du département sans limiter l’activité au seul bassin roannais.
Selon les demandes, les déplacements peuvent également conduire plus loin pour proposer des animations pour enfants en Auvergne. Le principe reste cependant le même : préparer le lieu avant l’arrivée du public puis adapter la représentation à l’âge des enfants et à la configuration de la salle.
Melkior – spectacle de magie pour enfants dans le Roannais
Tél : 06 77 99 02 28
Email : magicien@melkior.fr